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Tambouille ... tout !

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Notre carnet de recette. Et si ça peut vous servir, tant mieux ^_^


En salle : Sucker Punch. Déçue, mais ...

Publié par Neige sur 22 Avril 2011, 17:55pm

Catégories : #Out of the Kitchen : livre - music - sortie et ...

Ce qui m'a amené dans la salle de cinéma pour voir Sucker Punch, c'est d'abord le visuel.

L'affiche. Sombre et lumineuse à la fois. Des références assumés aux jeux vidéo et aux mangas, cela s'annonçait plutôt pas mal.

 Affiche du film Sucker punch

 


Synopsis :
La mère de Babydoll (!!) vient à l'instant de mourir, que son beau-père parvient à la faire interner de force dans un asile d'aliené. Et que des épreuves bien pires l'y attendent.
La jeune fille va alors vite découvrir que pour s'enfuir de cet infâme lieu, il va lui falloir s'évader ... dans sa tête.


J'avoue que pendant le visionnage, confortablement installée sur mon strapontin, je me suis parfois ennuyée. Et pas aux scènes qu'on pourraient croire.
Certes impressionnantes d'effets spéciaux (mais trop récurrents), les scènes d'actions m'ont lassées, virant parfois au grotesque.

Pour bien comprendre, il faut que je vous parle de la construction du film.
Il est batti comme ... un jeux vidéo.
Pour la mise en place, une cinématique (avec une magnifique reprise de Sweet Dream pour seule bande son) sombre et cruelle.
Le but du jeu : s'évader.
Et pour y parvenir :
-  4 acolytes en soutien de la protagoniste principale.
- 5 quêtes, réparti sur 5 ... niveaux (level up ! *les gameurs RPG comprendront*)
Donc, en gros, 5 scènes d'action, quelques peu décousues et sans liens les une aux autres. J'aurai aimé qu'il y ai comme une suite, un fil rouge, plutôt qu'une succession de scénes de combat contre des robots, des dragons ou des
morts vivants ... On frôle l'overdose.
Donc, des levels, des mobs à dégommer, et un boss ultime.
Interessant, mais ce n'est heureusement pas là l'essentiel du film.

Ce qui fait la profondeur et l'interêt de Sucker Punch, c'est cette mise en abime sur 2, voire 3 réalités. A tel point qu'on ne sait plus bien ce qui est ou non réel, et surtout, dans le "rêve" de quel personnage on se trouve.
Les personnages d'ailleurs, hormis la jolie blonde, ne sont pas assez creusés.
On ne connait rien de leurs vies d'avant, ce qui crée peu d'empathie à leur égard. Et pourtant, j'aurai aimé en savoir d'avantage sur Sweet Pie, qui est une des clefs de l'histoire.

Il y a donc deux lectures possibles, et chaque spectateur l'apprehendera selon son vécu, ou son humeur.
Une lecture au premier degré, simplement basée sur le divertissement et l'action.
Et une lecture plus poussée, avec de vrais questionnements.

L'esthétique du film est superbe. Sombre, cruel mais poetique, un peu Baudelairienne.

Onirique et déroutant.
La bande-son, très rock, ne pouvait que me plaire.

De belles reprises, et toujours adapté à la scène qui se déroule sous nos yeux.


Je suis donc sortie un peu décue, mais à la fois un peu chamboulée.
La qualité d'un film s'évalue aussi à l'impression qu'il nous laisse les jours qui suivent.

De nombreuses fois, des images me sont revenues en mémoire, des questionnements, des doutes sur le sens réel et sur LA vérité de l'histoire.
Et c'est à ça, à la trace persistante qu'un film laisse sur nos pensées, qu'on sait qu'il n'a finallement pas été si mauvais ...


PS : d'autant qu'il amène à de nombreuses réflexions.
En rentrant, dans la voiture, cela nous a fait aborder des thèmes comme :
l'état de la pshyciatrie en France de nos jours, l'utilité des thérapies, la façon dont on se sent au sortir d'une séance d'hyptose, les capacités mentales inutilisés, doit-on laisser vivre une personne alors qu'elle en est réduit à l'état végétatif, le pouvoir transcendantal de la danse ...

 

Scénariste, réalisateur et producteur de Sucker Punch : Zack Snyder.

On lui doit également la réalisation de L'armée des morts (2004),

 

Le Royaume de Ga'hoole (2011),

 

300 (sorti en 2007, film dont il est aussi le scénariste).

 

Bande annonce : 

 

 

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Ciorane la pauvresse 25/04/2011 16:40


Un film spécial mais pourquoi pas pour les amateurs du genre. Désolée, j'ai passé l'âge...


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